
La même salle capitulaire vue de l'intérieur on est ici au Thoronet) et montrant les gradins de pierre où s'asseyaient les moines
Le siège abbatial était adossé au centre du mur oriental du chapitre, avec, devant lui le pupitre sur lequel le lecteur posait le martyrologe; et les moines siégeaient tout autour de la salle, sur un bancde pierre à double ou triple gradin.

et ici la façade de la salle capitulaire de l'abbaye du Thoronet montant les baies où se pressaient les convers pour assister aux réunions
La porte du chapitre était flanquée de deux larges baies, qui permettaient aux convers, trop nombreux pour trouver place dans la salle, d'entendre les instructions que faisait l'abbé les dimanches et jours de grande fête.
Ces baies ornées de colonnes à chapiteaux sculptés sont encore bien
visibles à
Léoncel
Après le chapitre, on trouve généralement un escalier conduisant au dortoir;
(
E
sur le plan) ( escalier visible aussi à Léoncel et
conduisant à un gîte communal) puis
le parloir (ou
auditorium)
où, au commencement du travail manuel, le prieur indiquait à chacun sa
tâche .C'était le seul endroit où l'on pouvait librement échanger quelques mots pour
le pas rompre la
Règle du Silence
Souvent ce lieu est un simple couloir ouvert sur le jardin (
F sur le plan)

Voici celui du monastère d'Obazine ( en Corrèze)
La
salle des moines ou Scriptorium
prolongeait
l'aile orientale au-delà du cloître, au dessus le dortoir des moines occupait tout l'étage dans longueur.
(Gsur le Plan)

Voici celui de Sylvacane ( Bouches du Rhône)
Cette pièce tenait lieu de salle de travail, au début pour la copie des manuscrits puis après l'invention de l'imprimerie comme lieu d'étude ou de lecture.
A Léoncel
bien que cet espace soit
coupé en deux ( une partie utilisée en gîte d'étape) il reste une portion
intéressante dans la Maison St Hugues où l'on peut y voir une cheminée et un
lavabo de pierre.
En effet dans les petits monastères cette pièce sert aussi de chauffoir
Dans la galerie du cloître opposée ( au Sud) on trouve d'abord le chauffoir,
(
H sur le plan) la seule salle chauffée du monastère (avec la cuisine).
C'est là que l'on graissait ses chaussures, et que l'on se faisait raser la tête
.

celui de Longpont dans l'Aisne
On trouve ensuite le
Grand réfectoire des moines
(
I sur le plan)

Celui d'Aiguebelle dans la Drôme
Durant le temps pascal, les moines avaient deux repas par jour : à sexte, c'est-à-dire
à midi et le soir après les vêpres. Pendant la période d'été aussi, avec cette différence qu'ils ne prenaient qu'un repas à none (vers 2
heures de l' après midi) les mercredis et les vendredis, et cela jusqu'au 14 septembre
;à cette date commençait le grand jeûne
monastique, pendant lequel ils prenaient qu'un seul repas à l'heure de none.
Pendant le carême, l'unique repas se prenait après les vêpres.
Dans le réfectoire, le repas est pris en silence présidé par l'abbé
, on y trouve une chaire dans le mur, dans laquelle un moine
fait la lecture à haute voix recto-tono pendant le repas : lecture de la Bible d'abord, suivie de quelques ouvrages des
Pères de l'Eglise ou de livres édifiants.